De nouveaux espoirs pour les personnes atteintes de maladies dégénératives de la rétine

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Dans le cadre de recherches conduites par Christelle Monville, professeure au laboratoire I-Stem et Olivier Goureau, directeur de recherche Inserm au sein de l’Institut de la Vision, des scientifiques français ont développé un pansement cellulaire à partir de cellules souches embryonnaires, qu’ils ont greffé sur des rats atteints de rétinite pigmentaire. Suite à cette greffe, la vision des rongeurs s’est significativement améliorée, chose qui a valu à l’équipe de chercheurs une publication dans la revue Science Translational Medicine.

Après près de sept ans à travailler sur cette approche innovante, les scientifiques ont réussi à différencier les cellules souches embryonnaires humaines en cellules épithéliales puis à les ensemencer sur un segment de membrane amniotique en vue de créer une sorte de pansement ou de patch cellulaire de 2×3 millimètres, qui a ainsi été posé à la surface de la rétine des rats.

Tandis que de premiers travaux essayaient d’injecter dans l’œil des patients, des cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien mises en suspension (séparées les unes des autres) et obtenues à partir de cellules souches embryonnaires humaines. Mais d’après l’Inserm, cette technique « n’est pas optimale en termes d’assimilation et de survie des cellules délivrées ».

En effet, après 13 semaines d’observation, les chercheurs ont noté de meilleures performances au test d’acuité visuelle et sur une plus longue durée chez les rats greffés à l’aide du pansement cellulaire que chez ceux ayant reçu une injection de cellules en suspension.

Suite à ces résultats positifs, l’équipe de chercheurs a décidé de déposer une demande d’autorisation pour un essai clinique, prévu en 2018 à l’hôpital des Quinze-Vingts (Paris).

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